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CHEIKH AHMADOU BAMBA
01/06/2007 15:50
Vers 1850 / 1851 est né à Mbacké Baol, village situé à 40 km environ à l'est de Diourbel, un enfant dénommé Ahmed ben Mohammed ben Abibou-Lahi ben Mohammed Al-Khayri ben Abibou-Lahi Al-Awal ben Mohammed Al-Kabir.
Ses ancêtres du côté paternel descendirent d'une famille chérifienne du Sahara (connue sous le nom de Alou Nalla) d'où ils émigrèrent pour venir s'installer d'abord au Fouta, puis au Djoloff et ensuite au Baol, où son arrière grand père Mohammed Al Khayri, surnommé Maharame, fonda le village de Mbacké Baol vers l'an 1194 de l'hégire, 1789 de l'ère chrétienne. Le Damel Teigne Amary Ngoné FALL lui avait octroyé un grand fief dans la contrée de Laa.
Quant à sa mère, elle s'appelait Diaratou Lâhi Mariama, fille de Mohammed ben Mohammed ben Alioune BOUSSO. Sa lignée maternelle remonte à Assane ben Ali ben Aby Talibe. Comme vous le voyez, le Cheikh est donc, chérif de père et de mère.
Le Saint a passé sa toute première jeunesse sous le giron de son père. A l'âge de scolarisation, le père l'a confié à son oncle Mohammed BOUSSO, frère germain de sa mère Diarra BOUSSO. Quelques temps après, ce dernier à son tour, l'a mis sous la surveillance de son grand-père maternel, Tafsir Mbacké Ndoumbé, frère germain de la grand mère du Cheikh, Aïchatou Walo Mbacké. Après la mort du nouveau précepteur, Khadime retourna chez son père qui était alors un éminent professeur d'arabe, pour continuer ses études coraniques avec une assiduité et un dévouement légendaire et ne tarda pas de savoir réciter le tout par coeur, alors qu'il n'avait pas encore dix (10) ans.
En 1862, son père Momar Anta Sally émigra au Saloum et emmena avec lui le jeune Bamba et sa mère Diarra BOUSSO qui y décéda en 1863 et fut entérée au villa de Porokhane.
En 1867, après la mort de Maba Diakhou, le père retourna au Cayor en compagnie de Lat-Dior. Le jeune Ahmed, lui, resta au Saloum avec son oncle Samba Toucouleur KA, cousin de son père, pour apprendre le droit isalmique. Quelques temps après, il rejoignit son père à Patar pour continuer auprès de lui ses études arabiques avec une application extraordinaire, car il s'imposait le principe de réciter par coeur tout livre avant d'apprendre à le commenter, fut-il en vers ou en prose. Pendant cette période, il noua des relations avec Khali Madiakhaté Kala, un grand poète sénégalais d'expression arabe, sous forme de joute littéraire. Par ailleurs il fit connaissance avec d'autres arabisants maures, tel Mohammed ben Mohammed Al Karim qui lui apprit la logique.
Il entra également en contact avec d'autres savants musulmans tant maures que sénégalais, comme Abdou Lahi Tamaklavi, Hadji Diamé, etc... En 1878, Lat Dior s'étant installé à Souguère, le père du Cheikh fonda Sally y resta jusqu'à sa mort en 1883 et il fut depuis sa première jeunesse un exemple légendaire de dévotion, d'intelligence et d'assuidité dans les études au point qu'il a écrit sur presque toutes les matières de la littérature arabe, alors qu'il avait à peine vingt (20) ans, tels : les Présents du Très Saint; Adoucisseur des Coeurs; la Perle Précieuse; Attraction des Jeunes etc........
Celà est en nette contradiction avec les affirmations du professeur SY qui prétend que BAMBA a reçu sa formation littéraire à l'école de Cheikh Sidiya en Mauritanie.
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Serigne Abdoul Ahad Mbacké (1914-1989)
29/03/2007 10:25
L'arrivée du 3ème Khalife marqua une phase de rebondissement par l'évolution de la ville opérationnelle et dynamique. Edificateur, il a procédé à une politique de modernisation avec notamment la construction d'un centre de santé, la construction d'une grande université et d'une Grande Bibliothèque à l'intérieur de laquelle est établie une imprimerie. Il effectua une phase d'extension et de rénovation de la mosquée en raison de l'affluence de la communauté mouride qui ne cessait d'augmenter. Il fit construire de nouvelles rues et la célèbre corniche permettant une meilleure fluidité de la circulation interurbaine. Il se consacra aussi à la divulgation des écrits de son père et procéda à la multiplication des forages et à l'équipement du puits béni "Aynu-Rakhmati". Son programme d'assainissement est surtout marqué par la restructuration du marché "occasse" afin de lutter contre la contrebande et de redonner un nouveau code de conduite aux talibés pour rendre à Touba son côté sacré. Son appel destiné aux talibés à avoir chacun une résidence à Touba eut pour seul objectif de faire de la ville une métropole commune. Il fût rappelé à Dieu en 1989 après 75 ans de dévotion, laissant aux talibés un patrimoine considérable.
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Serigne Mouhammadou Fadilou Mbacké (1888-1968)
29/03/2007 10:18
Comme son frère aîné, il nacquit à Darou Salam, et prit la relève en assurant le khalifat de la confrérie mouride 23 ans durant (de 1945 à 1968).
Il était aussi bien connu pour son humour, son ascétisme et ses prières miraculeuses. Le développement de la ville s'est effectivement effectué avec Serigne Falilou Mbacké qui a pu achever la construction de la mosquée, augmenter le nombre de forages et créer le marché "occasse" qui a une importance économique pour la ville surtout en période de traite.
Il entreprit aussi de nouveaux plans d'urbanisation avec la construction de nouvelles habitations, les rues convergeant toutes vers la Grande Mosquée.
Instigateur du grand magal qui consiste à célébrer le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba le 18 safar, il a fait de la ville non seulement un lieu de pèlerinage mais aussi un lieu d'immigration car constituant à cet événement une sorte de foire rassemblant un nombre important de commerçants qui finissent par s'installer.
En 1963, il procéda à l'inauguration de la mosquée et rendit l'âme 5 ans plus tard.
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Serigne Mouhammadou Moustapha MBACKE (1887-1945)
29/03/2007 10:13
Né à Darou Salam, sa piété, sa tolérance et son dynamisme lui ont permis d'affronter avec courage les moments difficiles que traversait le mouridisme à cette époque.
Premier Khalife de Serigne Touba de 1927 à 1945, il a investi Touba comme capitale du mouridisme . De par ses nombreux travaux, il créa un premier forage à Ndam, obtint de l'administration coloniale l'autorisation de la construction de la grande mosquée à laquelle tenait son vénéré père et construit 50 km de voies ferrées allant de Diourbel à Touba en passant par Mbacké. De même, il a su tripler la production arachidière de la région malgré la crise économique de l'époque. La disparition le 13 juillet 1945, du Cheikh Mouhammadou Moustapha Mbacké, bâtisseur et fondateur, laissa les mourides dans un climat de confiance et d'entente galvanisés par les préceptes de leur maître. Le travail sera alors continué par son frère cadet Serigne Mouhammadou Falilou Mbacké.
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SERIGNE SALIOU MBACKE
28/03/2007 19:04
Né en 1915 à Diourbel, il est le cinquième Khalife de sa communauté. Dès son accession aux fonctions de Khalife en 1990, après le bref magistère de Serigne Abdou Khadr, Serigne Saliou a tout de suite donné le ton en précisant, de façon claire et indubitable, la ligne qu'il entendait imprimer à son action à la tête de la Communauté mouride. En effet, dans son mémorable discours inaugural, il a, d'emblée, indiqué que, hormis l'Islam et par conséquent la gestion de l'héritage de Serigne Touba Cheikh Ahmadou BAMBA, rien ne saurait retenir son attention, encore moins susciter de sa part commentaires ou directives quelconques.Les choses étaient claires et chacun savait désormais à quoi s'en tenir. Fidèle à cette " profession de foi ", il est demeuré constant dans sa position, avec, comme unique préoccupation, la promotion de l'Islam à travers la fructification du legs de son illustre père. Dans cette entreprise colossale, Serigne Saliou est servi, avec bonheur, par un connaissance insondable du Coran et des Sciences religieuses, une générosité incommensurable et une humilité indescriptible. Homme très intelligent et très cultivé, il a une claire conscience des enjeux qu'implique sa mission de Khalife, et surtout, il mesure à sa juste valeur l'impact que la conjoncture internationale peut avoir sur le devenir de l'Islam dont il est l'un des plus ardents défenseurs. Très ouvert à la modernité et au progrès, il est cependant d'une fermeté inébranlable et d'une vigilance absolue dans sa croisade pour la défense de la pureté de l'orthodoxie musulmane, à l'instar de son père. Un fait très révélateur de la hauteur de vue de Serigne Saliou et de sa détermination à marcher sur les traces de Cheikh Ahmadou BAMBA dans le sens de la défense et de l'illustration de l'héritage de Seydina Muhammad (P.S.L.), sans autre considération, est l'acquisition en janvier 2002, à grand frais, d'un imposant immeuble à Taverny, en France. Qu'en a t-il fait par la suite, lui qui sait qu'il ne mettra jamais les pieds en France ? Il l'a tout simplement mis à la disposition de tous les musulmans qui peuvent y pratiquer, comme il l'a fait préciser, leur religion dans la paix, dans l'amour et le respect de l'autre et en parfaite conformité avec les lois de la République. Le détail est important. N'est-ce pas là la vraie image de l'Islam universel ? C'est un Islam à hauteur d'homme, fondé sur les valeurs de la paix, de la solidarité, de l'amour du prochain, de la noblesse des sentiments, du dépassement. C'est un Islam qui n'est synonyme de panarabisme mais simplement humain, qui ouvre les bras, sans distinction, à toutes les diverses composantes de l'humanité. C'est un Islam expurgé de tous les germes de la violence, de la discrimination et de l'intolérance, respectueux des lois et qui ne peut, en aucun cas être une menace pour la stabilité de la société. En réalité, c'est ça le véritable héritage de Cheikh Ahmadou BAMBA que Serigne Saliou. YALLA NAFI YAGUE LOOLE TE ANDAK WËR.
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